Les heures
Les heures justement. J'ai fini le livre de Michael Cunningham il y a quelques jours et je me rends compte qu'il a eu beaucoup d'effet sur moi à tel point que des phrases me reviennent de temps en temps sans que j'y pense.
L'heure qui passe et celle qui arrive après et celles d'après... Ce que j'ai aimé avec ce livre c'est qu'il arrive à matérialiser le temps, à en faire une chose maléable mais en même temps lourde et inplacable. Je ne sais pas s'il y a une relation entre cette lecture et mon insomnie, mais je me sens quand même assez proche des personnages du bouquin: 3 femmes dont Virginia Woolf, dont le suicide est relaté au 1er chapitre. Je vous rassure tout de suite, le suicide est une chose que j'abhorre. Et c'est d'ailleurs vraiment bizarre quand on voit l'errance solitaire, sans fin et sans saveur qu'est ma vie. Je ne m'explique toujours pas le refus que j'ai pour cette idée.
Je ne vous fais pas le résumé du livre, vous pouvez voir le film (si ce n'est déja fait) qui est assez réussi d'ailleurs.
